*1,3 3. Ou bien : J’avais fort à cœur de vous écrire au sujet de notre salut commun, et je me vois maintenant dans l’obligation de le faire, afin de, etc.
†1,4 4. Comp. Jean, x, 9 sv. ; Gal. ii, 4 ; II Pier. ii. Les vers. 5-7 sont parallèles avec II Pier. ii, 4-6.
‡1,5 5. Jésus : pour un fait de l’Ancien Testament, on attendrait plutôt le Christ (I Cor. x, 4, 9) ; une autre leçon porte ὀ Κὐριος, le Seigneur, mais avec le même sens. Il s’agit donc ici du Christ qui, comme Verbe sans la chair, comme Dieu se révélant, était le Seigneur et le Juge de l’ancienne alliance, de même qu’il est, comme Verbe incarné, le Seigneur et le Juge de la nouvelle. Dans les passages que S. Jude a en vue (Exod. xiv, 1 sv. ; Nombr. xiv, 22 sv.) et dans plusieurs autres (Exod. xxiii, 20 sv. ; Nombr. xx, 16), il est appelé l’Ange de l’alliance ou du Testament.
§1,7 7. (Sag. x, 7). D’autres : offrent une image du feu éternel, en subissant leur peine. Le grec porte τὸν ὅμοιον ⸂τρόπον τούτοις⸃ au lieu de ταύτοις qu’on attendait. Le pronom se rapporte aux deux villes nommées dans ce verset même. L’accord grammatical demanderait τούτοις ; mais le masculin τούτοις répond mieux à la pensée de l’écrivain. D’autres rapportent τούτοις à ces hommes dont il est question vers. 4 et qui sont l’objet principal de cette lettre où ils sont désignés constamment par le même pronom démonstratif, vers. 8, 11, 12, 14. 16, 19.
*1,8 8. Dans leur délire, grec ἐνυπνιαζόμενοι, hypnotisés par les fantômes que se forge leur esprit. La Vulg. a omis ce mot. — Les Gloires, les mauvais anges (vers. 9, 10) : comp. II Pier. ii, 10. Vulgate : et blasphèment la Majesté.
†1,9 9. Allusion à une ancienne tradition juive, se rattachant à Deut. xxxiv, 5 sv., où il est dit que Yahweh déposa le corps de Moïse dans une vallée du pays de Moab, et que nul ne connaît son tombeau. — Que Dieu te punisse, Vulgate : te commande.
‡1,12 12. Écueils, selon le sens le plus ordinaire du mot grec. Vulgate, des souillures. — Dans vos (Vulg., dans leurs) agapes. Cf. II Pier. ii, 13 où la meilleure leçon paraît être ἀπάταις, tromperies.
§1,14 14. Enlevé par Dieu, comme Élie (comp. Hébr. xi, 5), Hénoch demeurait l’un des personnages les plus vénérés de l’Ancien Testament, l’un de ceux par l’entremise desquels on s’attendait à voir, à entendre l’Éternel se manifester.Les paroles rapportées par saint Jude se lisent à peu près textuellement dans la version éthiopienne du Livre d’Hénoch, i, 9.
*1,18 18. Moqueurs, le grec ἐμπαῖκται, qui appartient à la basse grécité, ne se lit qu’ici et II Pier. iii, 3. Il répond à l’hébreu letsîm. Comp. Is. iii, 4 où il est employé par les LXX pour rendre l’hébreu tha’aloulim, des enfants insolents.
†1,19 19. Quelques manuscrits ajoutent le pronom ἑαυτους : ils se séparent eux-mêmes, ils font schisme.
‡1,22 22. Beaucoup traduisent le vers. 22 : Convainquez, ramenez à la foi par des raisonnements, ceux qui hésitent entre la fidélité à l’Église et la défection.
§1,23 23. Laissant la tunique souillée c.‑à-d. même les apparences extérieures de la souillure ; ou craignez même l’habit de ceux qui sont engagés, dans la corruption.
*1,24 24. La Vulgate ajoute : à l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ : ces mots manquent au grec et dans les meilleurs manuscrits latins.
†1,25 25. Dieu est aussi appelé Sauveur dans les épîtres pastorales (I Tim. i, 2, 3 ; Tit. i, 3) : en lui est la raison dernière de notre salut ; il est notre Sauveur par J.‑C.