*1,1 I, 1. Les versets 1-18 servent de prologue ou d’introduction au quatrième Évangile. — Ce prologue n’est pas en vers, mais il est composé d’après un certain rythme dans la coupure et l’agencement des membres de phrases, qui sera rendu plus sensible par la disposition typographique.Au commencement (Ἐν ἀρχῇ). Cf. Gen. i, 1.En Dieu, plus littéralement, vers Dieu, en grec : πρὸς τὸν θεόν, construction qui paraît exprimer l’activité ad intra et les relations personnelles du Verbe.
†1,3 3. Les interprètes alexandrins, et plusieurs Pères Latins, entre autres S. Augustin et S Hilaire, mettaient un point après nihil, et traduisaient ainsi : Sans lui rien n’a été fait. Ce qui a été fait en lui (le Verbe), était vie. Quelques-uns traduisent ainsi cette dernière phrase (Quant à) ce qui a été fait en cela était la vie, c.‑à-d. la vie a paru dans le monde. Ici d’après les uns la vie sous toutes ses formes, selon d’autres et mieux la vie surnaturelle, puisqu’elle est identifiée à la lumière, à la vérité révélée (S. Augustin, Bossuet, Elevat. xii)
‡1,5 5. Le verbe peut se rendre : ne l’ont pas saisie, c.‑à-d. arrêtée, étouffée ; cf xii, 35.
§1,9 9. Vraie ici n’est pas opposée à fausse ; le mot grec (ἀληθινὸν) signifie originelle, absolue, essentielle, non empruntée à une autre, par opposition à la lumière empruntée. — En rapportant à la rigueur, ἐρχόμενον à ἄνθρωπον. On aurait comme la Vulgate : Il était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde.
*1,12 12. (Rom. viii, 29 ; I Jean, iii, 1).
†1,13 13. Au lieu de οἳ… ἐγεννήθησαν, qui... nati sunt, leçon de tous nos mss. grecs. Tertullien, S. Irénée ont lu le singulier ος… ἐγεννήθη, qui… natus est. Avec cette leçon le sens serait : à ceux qui croient au nom de celui qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu est né. Il ne s’agirait pas de la naissance spirituelle des chrétiens, mais de l’origine céleste du Verbe incarné.
‡1,14 14. Sa gloire litt. une gloire, une majesté telle que doit la posséder le vrai, l’unique Fils de Dieu.
§1,15 15. Vient. Vulg. doit venir.
*1,16 16. L’Évangéliste reprend la parole. Et, ou car, suivant une autre leçon. — Et, savoir. — Grâce sur grâce, c’est-à-dire une grande abondance de grâces. D’autres, grâce pour grâce : la grâce de la loi nouvelle à la place (ou à la suite) de celle de la loi ancienne.
†1,17 16-17. Sur les mutuelles relations de la Loi et de la Grâce, voy. Rom. iii, 20 ; vii et viii ; Gal. iii, 19 ; iv, 1-19 ; II Cor. iii, 6 ; Hébr. ix, 26-28.
‡1,18 18. Malgré un certain nombre de mss. et de Pères qui ont : ὁ ⸂μονογενὴς θεὸς⸃, unigenitus Deus, il est préférable de garder la leçon plus commune ; ὁ ⸂μονογενὴς υἱὸς⸃, unigenitus Filius, qui du reste s’adapte mieux.
§1,23 23. Is. xl, 3.
*1,27 27. Telle est la leçon des meilleurs manuscrits grecs. D’autres manuscrits et la Vulgate ajoutent quelques mots : C’est lui qui doit venir après moi, qui a été fait plus grand que moi, et te ne suis, etc.
†1,28 28. Au lieu de Béthanie on lit dans plusieurs manuscrits grecs Béthabara.
‡1,29 29. Allusion à la prophétie d’Isaïe (liii. 7), qui représente sous ces traits le serviteur de Dieu, le Messie.
§1,33 33. L’Évangéliste suppose connu ce qui est dit dans Marc, i, 10 ; Luc, iii, 22.
*1,38 38. Le texte reçu et plusieurs éditions partagent en deux le vers 38 : ce qui porte le nombre des versets du chapitre à 52 au lieu de 51.
†1,39 39. La dixième heure. 4 heures après midi.
‡1,42 42. Matth. xvi, 17. Céphas, mot syriaque (Kéfâ) qui signifie pierre ou rocher.
§1,45 45. Nathanaël est un nom propre qui signifie don de Dieu. La plupart des commentateur identifient Nathanaël et l’apôtre S. Barthélémy. — Barthélémy (en araméen : fils de Tholmaï) serait le nom patronymique de Nathanaël. — Dans la Loi, Gen. xlix, 10 ; Deut. xviii, 15-18.
*1,51 51. Cf Gen. xxviii, 12.