*1,2 2. Au temps de Salmanasar : le gros de la tribu avait été emmené en exil par Téglathphalasar (II Rois, xv, 29) ; une seconde déportation eut lieu sous Salmanasar ou Sargon, car c’est très probablement ce dernier nom qu’il faudrait lire ici et aux vers. 13 et 18. Les textes grecs portent Enemessar, forme étrange qui, d’après le savant orientaliste Bickell, semble cacher le nom de Sargon. L’assvrien Sarru-Kinu. adouci en Sarru Ginum (Roi-terme) deviendrait, par transposition des deux éléments, Ginum-Sarru, en hébreu : Inum-Sar, en grec : Enemessaros. Et, dans sa captivité même, il n’abandonna pas, etc. En grec, le récit est à la première personne.
†1,9 9. Son nom : le père est toujours appelé Tobit dans le texte grec, Tobis dans la vers. Italique, et le fils Tobias ; la Vulg. seule donne aux deux ce dernier nom. C’est donc dans un sens large qu’il faut, ce semble, entendre les mots son nom dans notre verset. Cependant on pourrait aussi regarder le t final du texte gr. et l’s de l’Italique comme de simples désinences ajoutées à la forme hébraïque Tobi, et cette forme hébraïque elle-même comme une abréviation du nom complet Tobiyah, en gr. Tobias, l’élément yah pouvant se sous-entendre dans les noms propres. Compar. Phaltiel (Dieu est mon libérateur)II Sam. iii, 15 et Phalti (mon libérateur est Dieu)I Sam. xxv, 44.
‡1,14 16. Ragès (en gr. Rhage ou Rhagoi), une des plus grandes et des plus anciennes villes de la Médie. Dans l’inscription de Béhistoun elle est appelée Raga (texte perse) Rakkan (texte médique) ; ses ruines, un peu à l’est de Téhéran, portent le nom de Rei.
§1,15 18. Salmanasar : Sargon (voir la note du vers. 2) après avoir régné de 722 à 705 avant J.-C., eut pour successeur Sennachérib.
*1,15 21. Sennachérib : voy. II Rois, xviii, xix ; II Par. xxxii ; Is. xxxvi sv.
†1,21 25. Il fut redevable de son retour, comme l’explique le texte grec, à l’intervention de son neveu Achiacharus (ou Achior, Vulg. 11, 20) : Mais cinquante(-cinq) jours n’étaient pas encore passés, que deux de ses fils le tuèrent et s’enfuirent dans les montagnes d’Ararat. Sarchedonus, son fils, régna à sa place. Il mit à la tête des finances de son père et de toutes ses affaires, Achiacharus, fils de mon frère Anati, Achiacharus intercéda pour moi, et je revins à Ninive. Achiacharus était échanson, garde du sceau, intendant et préposé aux affaires. Et Sarchedonus l’établit le premier après lui ; il était mon neveu. (Voir ii, 19 note.)