*1,1 I, 1. Dont on a… pleine conviction : c’est le sens du verbe πληροφορἰω chez les auteurs grecs : et la Vulgate elle-même, qui le traduit ici par completae sunt, ont été accomplies, l’a rendu ailleurs par plenissime sciens, pleinement convaincu (Rom. iv, 21).
†1,2 2. Nous ont transmis, par tradition orale. La première source des écrits évangéliques a donc été la prédication des Apôtres, choisis par N.-S. pour être témoins oculaires de sa vie et de ses miracles (Marc, iii, 14 ; I Jean, i, 1). — Dès le commencement du ministère messianique de Jésus, inauguré par la prédication et le baptême de Jean Baptiste (Marc, i, 1, Luc, iii, 23 ; Act. i, 27 ; x, 37).
‡1,3 3. Le récit suivi : le mot καθεξῆς, plusieurs fois employé par S. Luc, désigne toujours la continuité, l’ordre, la suite régulière des choses (viii, 1 ; Act. xi, 4 ; xviii, 23) ; mais il faut observer qu’à défaut du lien chronologique, les choses peuvent encore être logiquement enchaînées.
§1,5 5. La classe d’Abia était la huitième. I Par. xxiv, 3 ; Esdr. ii, 36.
*1,13 13. Jean, c.-à-d. Yahweh a fait grâce.
†1,19 19. Dan. viii, 15 sv. ; ix, 21 et Luc, i, 26.
‡1,22 22. Muet : le verset 62 nous donne à entendre que Zacharie était aussi sourd.
§1,27 27. Fiancée. Matth. i, 18.
*1,28 28. Le texte reçu porte ici comme la Vulgate : « Tu es bénie entre les femmes. » Mais d’excellents manuscrits et des plus anciens comme le Vaticanus et le Sinaïticus, etc. omettent ce membre de phrase que tous les manuscrits s’accordent à mettre au vers. 42.
†1,29 29. L’ayant aperçu : quelques manuscrits de la Vulgate portent aussi vidisset, ayant vu, au lieu de audisset, ayant entendu.
‡1,31 31. Is. vii, 14.
§1,32 32. David son père : l’évangile insinue ici que Marie, la mère de Jésus, descendait de David, aussi bien que Joseph son fiancé. Dieu avait promis à David que le Messie naîtrait de sa race, et assurerait ainsi la perpétuité de son trône (II Sam. vii, 12) ; aussi le Messie-Roi est-il souvent appelé, dans l’Écriture, Rejeton, Fils de David ou même David tout court. Voy. Jér. xxiii, 5 ; Ezéch. xxxiv, 24 ; Osée, iii, 5 ; Apoc. xxii, 16.
*1,35 35. Ombre : Cette métaphore est empruntée à l’Ancien Testament, où plusieurs fois le Seigneur se manifesta sous forme d’une nuée qui couvrait l’arche d’alliance (Exod. xl, 34 sv.). — De vous : ces mots manquent dans un grand nombre de manuscrits grecs, et dans quelques-uns de la Vulgate.
†1,39 39. En une ville de Juda : selon l’opinion plus commune, Hébron, au sud de Jérusalem. D’autres proposent de lire, en la ville de Jutta (Jos. xv, 55), un peu au sud d’Hébron.
‡1,45 45. Celle qui a cru : Vulgate : toi qui as cru ; mais quelques manuscrits latins ont, comme le texte grec, la troisième personne : credidit. — Car elles seront accomplies, etc. : le grec, et même la Vulgate, pourraient aussi se traduire : qui a cru à l’accomplissement , etc. ! car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! »
§1,46 46. Quelques rares manuscrits latins portent : Et ait Élisabeth ou et ait. (Il n’est pas exact que dans Origène, In Luc., Hom. vii, il s’agisse du Magnificat.) Mais l’autorité de l’immense majorité des manuscrits et des meilleurs : le témoignage unanime des Pères les plus anciens et les plus doctes (S. Irénée, Origène, Tertullien, S. Ambroise, S. Jérôme, S. Augustin, etc.) et le contexte s’accordent à voir en Marie l’auteur inspirée du Magnificat.
*1,46 Ce cantique est tissé en quelque sorte de réminiscences des Prophètes et des Psaumes et suit un certain rythme et parallélisme.On peut y distinguer comme trois strophes : a) 46b-50. Cf. I Sam. ii, 1 sv. ; Hab. iii, 18 ; Is. lxi, 10 ; Ps. xxxii h. 8 ; Gen. xxx, 13 ; Ps. cxxvi h. 3 ; cxi h. 9 ; ciii h. 17. — b) 51-53. Cf. Is. iii, 10 ; Ps. cxlvii h. 6 ; Job, v, 11 ; Ps. cvii h. 9 ; xxxiv h. 11. — c) 54-65. Cf. Is. xli, 8, 9 ; ; Deut. vii, 8 ; Gen. xvii, 7, etc.
†1,59 59. Le huitième jour, d’après la loi, (Gen. xxi, 4 ; Lév. xii, 3) ils le nommaient, selon l’usage alors existant, d’imposer le nom à la circoncision ; voyez ii, 21.
‡1,67 67. Prophétisa, parla sous l’inspiration, sous l’influence de l’Esprit de Dieu.
§1,68 68. Nous divisons ce cantique en parallélisme et en strophes, comme nous avons fait pour le Magnificat.
*1,69 69. Une force pour nous sauver : litt. une corne libératrice. La métaphore de la corne, symbole de force, est assez fréquente dans la Bible, et plusieurs fois elle s’applique au Roi-Messie (I Sam. ii, 20 ; Ps. cxxxii h. 17).
†1,72 72. ; .
‡1,73 73. Gen. xxii, 16 et Hébr. vi, 13.
§1,78 78. Déjà Balaam (Nombr. xxiv, 17), Isaïe (Matth. iv, 15 sv.) et Mal. (iv, 2) avaient annoncé l’avènement du Messie comme le lever d’un astre, de l’aurore, du soleil ; comp. le Psaume xix (héb.). 6 sv.
*1,80 80. Désert de Judée, voisin de la mer Morte.